
Le Grand Entretien avec Peter Sloterdijk - 1/2
Les leçons tirées de la fin de l’humanisme
Description
"Il faut une forme de bêtise heureuse" pour penser que la vie serait "une chose cohérente digne d’être racontée". Le journaliste Quentin Lafay a rencontré Peter Sloterdijk au Collège de France.
Érudit et amusé, disert et accessible : au Collège de France, qui l’a invité pour un cycle de conférences sur l’Europe, Peter Sloterdijk s’exprime en allemand pour retraverser, avec le journaliste Quentin Lafay, les grands axes de sa pensée et de son parcours. Même si, dit-il d’emblée, "il faut une forme de bêtise heureuse" pour penser que la vie serait "une chose cohérente digne d’être racontée". Ce"grand entretien" avec un penseur important de notre temps offre à la fois une vraie rencontre avec sa personne et une plongée stimulante dans son travail, certes dense, mais balisée par un chapitrage thématique éclairant.
Plaisir de la conversation
Philosophe, donc, mais d’abord écrivain, dit-il, Peter Sloterdijk, né en 1947 dans l’Allemagne en ruine postnazie, s’est d’abord attaché à penser les maux de notre temps en retournant aux racines mêmes de la philosophie occidentale, dans les pas de son maître de jeunesse, Nietzsche. Critique radical de la modernité, dont le premier ouvrage important, Critique de la raison cynique (édité en 1983 en Allemagne, mais seulement en 2000 en France, par Christian Bourgois) a été un succès inattendu de librairie, ce lecteur passionné a lui-même publié plus de quarante ouvrages. En 1999, ses Règles pour le parc humain (Éditions Mille et Une Nuits, 2010), où dans la lignée de Heidegger, il s’efforce de tirer les leçons de la fin de l’humanisme, a provoqué une vive polémique dans son pays, sur laquelle il revient aussi. Observateur des réalités humaines au prisme éclectique de sa curiosité intellectuelle, il livre un diagnostic toujours en mouvement du présent, et propose de nouvelles voies, entre pragmatisme et imagination, pour nous aider à "mieux vivre" sans céder au secours fallacieux, selon lui, de l’utopie, ni se laisser happer par le poids écrasant de la réalité.
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