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Le vestibule est la pièce qui précède la sortie. Une sortie souvent précipitée par l'opinion et les médias. Comme il a été aimé, le chef du gouvernement est ensuite détesté, preuve à l'appui avec les images d'archives. Il devient le bouc émissaire.


Les médias l'observent sous toutes les coutures : “On ne parle pas de la politique du Premier ministre, on parle de sa personne”, déclare Edith Cresson. Le Premier ministre est donc sous surveillance. Le prêt de Pierre Bérégovoy, l'appartement d'Alain Juppé, le passé trotskyste de Lionel Jospin, l'affaire Clearstream de Dominique de Villepin : chacun a son affaire.

 

La fonction est-elle moins lourde lors de la cohabitation, quand le couple exécutif est le fruit d'un mariage forcé ? Selon Laurent Fabius, “c'est une suite de coups tordus”, alors que pour Edouard Balladur “il y a une seule autorité habilitée à donner des directives aux ministres, c'est le Premier ministre. Donc, c'est une situation qui finalement, sur le plan de la cohésion gouvernementale, comporte beaucoup d'avantages”. 

 

Arrive la démission, après deux ans et demi d'exercice en moyenne. Pour certains, une délivrance. Rocard part trois semaines en bateau, Barre “se paie une balade en voiture dans Paris”, Juppé part pour Venise, Mauroy apprend à nager à son petit-fils, chacun passe par un sas de décompression avant de reprendre le cours normal de sa vie. À moins qu'elle ne s'arrête brutalement, comme pour Pierre Bérégovoy en proie, selon Laurent Fabius, à une “réelle dépression”. Le mot fusible est celui qui revient le plus souvent pour qualifier cette fonction complexe dont ces douze ex-Premiers ministres peuvent aujourd'hui tirer un bilan et dessiner l'avenir.



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